Voici le troisième roman de Leo Maslíah et on pourrait dire que c’est le meilleur. S’il l’était, bien sûr. Mais nous devons être honnêtes avec le public et pour cela, nous laissons la parole à notre conseiller littéraire:
« …c’est un roman de merde, plein de mots grossiers et de situations au ton exagérément haussé, sans la moindre cohérence argumentale. Maslíah se croit drôle. Bon, il l’est un peu, c’est vrai (Quand la vieille est témoin au procès, en fait, ça m’a fait rire). Il est aussi assez habile pour imaginer des situations complètement folles. Mais franchement, ça ne justifie pas (d’aucune manière !) des bêtises d’une telle proportion (et des histoires de proportions, à propos, il n’y a que ça dans tout le livre). Il vaudrait mieux que Maslíah continue de s’occuper de sortir ces disques de (…) qu’il sort, ce qui, au moins, ne compromet pas le prestige d’une maison d’éditions, ou le compromettent moins, disons un tout petit peu, une petite pointe, à peine, que ça en fiche la trouille… »
Mais les gens disent que « jamais deux sans trois » et nous aimons être d’accord avec les gens. La face cachée du pelvis est une prouesse (de goût douteux) de Maslíah : trois d’un coup. Papa… !
(© 1989, Ediciones de la Flor - Buenos Aires)