Il y a des lignes de cocaïne. Il y a aussi des lignes de téléphone, aériennes, ferroviaires, de bus, de taxis.
Mais ce qui caractérise et donne son titre à ce roman très comique de Maslíah et ce qui le différencie de tout autre, ce sont les lignes de texte.
La trame compliquée qui narre les aventures d’Alcmeón, ses femmes, ses travaux comme professeur d’informatique et ses gloires et ses misères n’est pas écrite en paragraphes, mais en textes unilinéaires, ce qui fait de ce livre le premier roman-rap (ou roman de «voie étroite») de l’histoire de la Littérature.
La structure ininterrompue – il n’y a pas de chapitres, ni d’espaces de séparation entre un bloc de lignes et un autre – oblige la maison d’édition a avertir qui le lira, qu’il doit respirer de temps en temps selon son rythme habituel au moment qui sera jugé convenable, et de la même façon aller aux toilettes ou satisfaire toute autre besoin péremptoire et allumer la lumière si la nuit tombe, sans atendre, comme on en prend parfois l’habitude, une pause marquée entre les pages.
(© 1999, Ediciones de la Flor - Buenos Aires)