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BRUMAIRE LAZINESS ADVISORY SYSTEM

12 Prairial, An 214

mercredi 31 mai 2006, par Olivier

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Nombreux sont les correspondants qui nous écrivent en nous réclamant : «À quand un prochain article ?». Et nous devons l’avouer : les rédacteurs de Brumaire ont «Le droit à la paresse», de Paul Lafargue, pour livre de chevet. Certains d’entre eux osent même prétendre que le seul travail autorisé et obligatoire devrait être la lecture de cet opus, car disent-ils, tout le monde en parle, mais personne, ou si peu, ne l’a lu.


Mais nous nous inquiétons, car cette paresse permanente fait des Humeurs de Brumaire une production par trop aléatoire. Afin que chaque lecteur, chaque correspondant, chaque personne qui tomberait par hasard sur ce site, que ce soit par un moteur de recherche, un lien sur un autre site, le renversement d’une tasse de café sur le clavier ou une surchauffe du disque dur, Brumaire met en place un indicateur appelé le «Brumaire Laziness Advisory System», et qui sera affiché chaque jour sur la page d’accueil du site. Cet indicateur est composé de cinq degrés, et permet à tous de savoir quel est l’état d’esprit de la rédaction de Brumaire. L’indicateur est mis à jour quotidiennement [1], de façon totalement automatique. Parce qu’un état d’esprit, ça change, de jour en jour. Certains prétendent que ça peut même changer d’heure en heure, mais là, c’est plutôt rare à Brumaire.

Comment fonctionne-t-il ? L’indicateur est composé de cinq degrés différents, allant du plus bas niveau de paresse, le vert, au plus haut niveau de paresse, le rouge.

  1. Le degré BAS, le vert, démontre un risque très faible d’envie de travailler. Les jours où l’indicateur est vert, il est possible qu’un article soit produit.
  2. Le degré MOYEN, le bleu, démontre un risque moyen de flânerie intempestive. Les jours où l’indicateur est bleu, il est fort possible que les rédacteurs de Brumaire aillent se promener, ce qui réduit d’autant le temps qu’ils peuvent passer devant leur clavier, à rédiger leurs chroniques si passionnantes.
  3. Le degré ÉLEVÉ, le jaune, démontre un risque significatif de sieste prolongée. Si vous ajoutez à cela la flânerie intempestive qui va précéder la sieste, il est un peu plus improbable qu’un article soit produit.
  4. Le degré HAUT, l’orange, démontre un haut risque de paresse aggravée. C’est l’état d’esprit de la rédaction au moment de l’écriture de cet article. Ce qui montre bien qu’ils n’ont vraiment rien d’autre à faire.
  5. Le degré SÉVÈRE, le rouge, démontre un risque sévère (comme son nom l’indique, c’est fou comme ces choses sont bien faites), risque sévère donc de flemmardise aiguë. Autant dire que si ça les prend, vous ne risquez pas de lire d’article tout neuf, encore moins passionnant. Même s’ils arrivent à l’écrire, ils ne parviendront pas à le publier. C’est triste, non ?

Et oui... Brumaire a longtemps cherché à faire lire à ses rédacteurs l’intégrale des discours de Raffarin, Villepin, Seillière et Parisot pour essayer de les convaincre qu’une société ne peut être fondée sur la paresse. Mais bon, ils trouvent que c’est trop de boulot...

Notes

[1Les rédacteurs de Brumaire sont pris d’une soudaine envie de vérifier si l’expression "mise à jour quotidienne" n’est pas de l’ordre du pléonasme redondant, ce qui est aussi d’ailleurs en soi un pléonasme et une redondance. Une "mise à jour hebdomadaire" ne devrait-elle pas s’appeler une "mise à semaine", et une "mise à jour annuelle" une mise à année ? Mais l’indicateur en ce 12 Prairial, date d’écriture de cet article, indique un haut risque de paresse aggravée, et c’est bien ce à quoi font face les rédacteurs de Brumaire. Du coup, il n’ont pas cherché dans le dictionnaire, ils n’ont pas ouvert un livre de grammaire, et ils ne savent toujours pas répondre à cette question...

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